Faire du 17 décembre, un vrai rendez-vous de négociations

Publié le par CGT Voix du Nord

Les délégués de la PQR PQD, réunis le 3 décembre, ont constaté que le mouvement unitaire et majoritaire sur la retraite solidaire implique, par sa légitimité, des suites immédiates tant dans les entreprises que dans la branche professionnelle. Loin d’avoir tourné la page, les délégués Filpac CGT de la PQR et de la PQD considèrent que la responsabilité des employeurs de presse est engagée dans l’adoption de cette loi et, partant, dans ses conséquences néfastes.

Les délégués Filpac CGT PQR PQD estiment qu’aucun de leurs collègues éligibles aux plans PMS et Déca PQD ne doit subir des mesures rétroactives du fait de l’application de cette loi, qui dénatureraient les accords paritaires passés, en les rendant partiellement caduques ou inapplicables.

La loi n’ayant rien réglé, se pose avec force la question de la pénibilité de nombreux travaux de la presse, qui n’a pas été reconnue. En conséquence les délégués considèrent urgente l’ouverture de négociations de branche qui débouchent sur sa reconnaissance, et donc ouvrant droit à des départs anticipés.

L’une des conséquences de cette loi est d’alourdir la charge qui pèse sur le salarié. Cet effet négatif du recul de la retraite solidaire se cumule avec le contentieux constitué par l’écart entre le salaire et la hausse des prix. Au regard de prix inflationnistes, de la part du salaire supplémentaire allouée à la protection sociale (baisse des pensions et surenchère du prix de la santé), le salaire doit évoluer de toute urgence pour toutes les catégories de personnels.

L’emploi, qui aurait pu être traité par la conclusion d’un accord de GPEC, se trouve dorénavant dans une nasse : la suppression de poste crée une double peine, l’une portant sur la perte sèche de revenu, l’autre sur le temps passé au chômage. Ni l’emploi des seniors ni l’emploi des jeunes n’ont fait l’objet de mesures d’accompagnement de la loi sur l’allongement du temps passé au travail. Si bien que toute suppression d’emploi a un coût exorbitant pour les salariés. Les délégués considèrent en conséquence que tout plan, sous forme de départ réputé volontaire, de licenciements collectifs ou de rupture individuelle est à rejeter de toute urgence et avec la plus grande vigueur.

Les délégués de la presse quotidienne en région, croisant leurs informations, établissent que les seuls efforts financiers consentis par les entreprises sont orientés vers la destruction d’emploi. Tout se passe comme s’il était prioritaire de faire fondre l’effectif tandis que l’entreprise de presse est en danger. C’est pourquoi les délégués de la presse en région exigent des éditeurs qu’ils prennent des initiatives relevant de la mission d’informer et non du seul acte de vente de l’information.

C’est sur ces bases que les délégués Filpac CGT proposent de tenir des réunions de débat dans les meilleurs délais, autour du rendez-vous du 17 décembre, qui soumettront ces propositions aux salariés dans la perspective de construire un mouvement revendicatif unitaire et majoritaire en défense des revendications de toutes et tous.

Publié dans Tous collèges

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