Mettons nos entreprises de presse sous la sauvegarde des salariés.

Publié le par CGT Voix du Nord

De quoi Hersant et Rossel sont-ils les noms ? L’un vend, l’autre reprend ? L’un et l’autre joignent leurs groupes pour en former un de taille nationale ? L’un essaie d’arnaquer l’autre ? Rien n’est simple à entendre leur cacophonie.

Pourtant, le 9 mai 2012, tout était en place pour donner sa chance à une négociation loyale sous l’égide du ministère du Travail :

- les syndicats étaient présents au grand complet (Filpac CGT, SNJ, CFDT, CFTC, CGC)

- les titres avaient répondu à l’appel : L’Union – L’Ardennais, L’Est Eclair, L’Aisne Nouvelle, CAP Régies, Libération Champagne, Paris Normandie, Le Progrès de Fécamp, Le Havre libre, Le Havre Presse, Liberté Dimanche, Nice Matin, La Voix du Nord.

- les patrons avaient délégué des mandataires.

Mais non, rien ne sort de cette négociation ce 9 mai pour une raison simple : le mot négociation n’est pas intégré dans le vocabulaire francophone des groupes Hersant et Rossel. Pourquoi ? Parce que leur compteur est bloqué sur une seule obsession, la destruction des emplois !

Pour eux, les titres à développer, le lectorat à conquérir, l’information à diffuser ne sont que peu de choses en regard des chiffres : chez ces gens-là on ne lit pas on compte.On compte sur le pouvoir conféré par les titres de propriété qui donneraient à la représentation patronale tous les droits et aux salariés aucuns !

En somme, ceux qui, chez Hersant, ont tout fait pour gâcher le métier de l’information auraient plus de droit que les salariés qui ont fait le métier pour sauvegarder les titres de presse pendant tant d’années.Et ceux qui, chez Rossel, lorgnent sur les titres pour agrandir le patrimoine des actionnaires familiaux au point d’en faire un grand groupe, ne veulent pas prendre le moindre risque, eux qui sont partisans de l’économie de marché qui suppose cette prise de risque.

Alors ?

1.    Nous considérons qu’il s’est passé quelque chose de décisif le 6 mai. Le suffrage universel a porté au pouvoir un président qui se réclame du camp du Travail. Nous ne saurions être citoyens dans la cité et sujets passifs de notre propre sort dans nos entreprises.

2.    Nous plaçons ce 14 mai nos entreprises sous la sauvegarde des salariés dans l’attente de la mise en place du gouvernement le 15 mai, dans lequel le ministre de la Communication sera immédiatement contacté par les représentants des salariés pour intervenir dans cette situation bloquée par les patrons.

3.    Nous réitérons notre exigence d’une négociation nationale, loyale, sur  tous les titres du groupe GHM avec le repreneur Rossel et les syndicats, de façon que les investissements aillent à la sauvegarde et au développement des titres, à l’amélioration de la diffusion de l’information, à la qualification et à la sauvegarde des emplois de toutes et tous.

Nous qui avons obtenu par notre mobilisation unitaire que « Paris Normandie survive à Sarkozy », nous déclarons :

Les titres de GHM survivront avec leurs emplois et pour ça nous demandons l’appui du nouveau président et du nouveau ministre de la Communication.Ce lundi, c’est de nouveau, dans la lignée des lundis Paris Normandie un lundi GHM ! Après le 6 mai, tout justifie notre mobilisation.

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