Dans le groupe Rossel, les synergies entre Le Soir et Sudpresse vont s'intensifier (source tuner.be)

Publié le par CGT Voix du Nord

Rossel | Les synergies entre Le Soir et Sudpresse sont clairement dessinées.

 

Dans des notes adressées aux rédactions respectives, Didier Hamman et Thierry Delhaye tracent le canevas du nouveau projet éditorial. Les deux quotidiens se rapprochent en douceur.

 

Que ce soit à Liège ou à Charleroi, lors des traditionnels vœux des autorités communales à la presse, les ponts lancés entre SudPresse et Le Soir étaient sur toutes les lèvres au point que les Bourgmestres s’inquiétaient pour la liberté éditoriale des journalistes, en région. A Namur et à Charleroi, des indépendants venaient d’être remerciés par le quotidien bruxellois.

 

C’est en décembre dernier que Sudpresse annonçait un plan de restructuration qui se solde par la perte de 35 emplois. La diffusion est en baisse, tout comme les recettes publicitaires. Des économies sont inévitables pour la survie du groupe de presse régional. Des synergies avec Le Soir sont envisagées, actuellement 30% de la couverture de l’actualité ferait doublon. Mais une équation difficile puisque le lectorat de Sudpresse, plus populaire, n’a rien à voir avec celui du Soir, qui a une vocation de journal de référence, s’adressant à un public plus éduqué. Au sein du groupe Rossel, pas mal de moyens sont gaspillés dans des doubles emplois sans la moindre valeur ajoutée. Les deux titres devront collaborer sans perdre leur spécificité.

 

En région, Le Soir va valoriser le savoir-faire des éditions de Sudpresse. Les quotidiens échangeront tous les leurs articles en y apportant des accents différents. Le Soir devrait traiter en priorité des matières telles que la politique, l’économie ou les faits de société. Alors que Sudpresse couvrirait les matières judiciaires, les faits divers ou les phénomènes de société. Sudpresse « reprendrait » pour Le Soir des régions où le quotidien national est contraint de désinvestir (une partie du Namurois, Verviers, Huy-Waremme, une partie du Centre,…). Les articles des indépendants seraient librement échangés, chaque journal conservant ses propres free-lances. Pour ces derniers, de nouveaux contrats seraient négociés de manière à ce que chaque titre puisse reprendre librement la production des indépendants dans un journal ou l’autre. Une coordination au niveau local entre les chefs de bureau Soir et les chefs d'édition de Sudpresse serait privilégiée.

 

En sport, les deux journaux renforceront les synergies déjà existantes autour du cyclisme, du tennis, des sports mécaniques et de l’athlétisme. Les titres auront aussi une collaboration serrée sur les grands évènements de 2012 : l’Euro de foot, les Jeux olympiques et le Tour de France. L’idée de créer une unité « Rossel Sports » est à l’étude.Pour les pages télé, Sudpresse pourrait publier les articles du Soir liés à la culture populaire et la télévision. Mais chaque entité conserverait une totale maitrise et sa présentation propre des contenus. Rossel projette également d’avoir un seul magazine TV pour Sudpresse et Le Soir, produit par l’équipe du Soir Mag (« Zap » est déjà le fruit d’une synergie avec Le Soir Mag).Concernant le web où la collaboration est déjà une réalité par les échanges du « fil info » ou les directs commentés. La création d’une unité mixte capable de mettre en commun des contenus est à l’étude avec pour objectif de créer un leadership dans certaines matières dont le sport.

 

Du coté de Sudpresse, Thierry Delhaye, Directeur de la Rédaction, insiste : la synergie ne doit pas engendrer un surplus de travail pour les journalistes. Nous restons dans l’utilisation première d’un texte. Pas question d’une nouvelle production pour Le Soir. Ces synergies consolideront le travail et renforceront l’importance de tous les journalistes de Sudpresse dans les éditions.Les lignes de force propres à chaque journal feront la différence, les synergies ne seront pas synonymes d’affadissement mais muscleront nos rédactions, assure Didier Hamman, Directeur du Soir, dans sa note. Mettons tous les ingrédients en commun, les journaux cuisineront l’information différemment et naturellement. Les plats, à l’arrivée, seront trèsdifférents et … meilleurs, conclut-il.

 

Les deux rédactions feront le point, en janvier 2013, sur la perception par les lecteurs de ces collaborations et de leur impact.

Publié dans Tous collèges

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