Cérémonie de Voeux

Publié le par CGT Voix du Nord

Intégrale du discours de D. LEMAIRE élue C.G.T. au Comité d'Entreprise de La Voix du Nord lors de la cérémonie des voeux.

Monsieur le Président de Voix du Nord Investissement,

Monsieur le Directeur Général,

Messieurs les Directeurs Adjoints,

Messieurs les membres du Comité de Direction,

Messieurs les secrétaires du Comité d’Entreprise,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les délégués au Comité d’Entreprise,

Mesdames, Messieurs les délégués du Personnel,

Mesdames, Messieurs les délégués au C.H.S.C.T.

Mesdames, Messieurs les représentants syndicaux au Comité d’Entreprise,

Mesdames, Messieurs les délégués syndicaux,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 

Ce n’est pas sans émotion, mais aussi avec un certain plaisir que je m’acquitte de l’agréable mission de m’adresser à vous tous à l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux. Une fois encore la tradition est respectée, et c’est ainsi qu’il revient par le jeu de l’alternance aux représentants du collège des employés d’être le porte-parole.

En effet, le Comité d’Entreprise m’a chargée en son nom, et au-delà, au nom de tous les salariés de LA VOIX DU NORD qu’il représente, de vous souhaiter à toutes et à tous une très bonne année 2007. Que l’année 2007 soit bénéfique pour chacun d’entre vous, et tous vos proches. Que 2007 vous apporte plus de bonheur que l’année qui vient de se terminer. 

Qu’il soit aussi permis de penser que chacun puisse s’épanouir dans son travail dans le but de proposer aux lecteurs le meilleur journal qui soit. Que l’année 2007 vous apporte à vous tous et à vos proches la santé, le bonheur et la paix.

En ma qualité d’infirmière, je ne peux résister à l’envie de vous dire que je suis tout autant attachée à la bonne santé de l’entreprise qu’à celle de ses salariés. Je ne m’attarderai pas davantage en vous narrant les effets désastreux  que les difficultés économiques produisent  sur le moral et la santé des Français en général, j’insisterai plutôt sur la nécessité de dynamiser la relation salariés/entreprise. Lorsque le couple fonctionne bien, les projets les plus ambitieux peuvent se réaliser.

 

Qu’il me soit donc permis de souhaiter à chacun en ce début d’année 2007 de retrouver l’envie.

 

 

Les cérémonies des vœux sont en général l’occasion de faire une petite rétrospective. Cette année nous ne faillirons pas à cette tradition.

 

2006 fut une année riche

Même si à notre époque tout va très vite, il n’est pas inutile de rappeler que ce fut au printemps 2006, que la nouvelle formule de LA VOIX DU NORD vît le jour. Pour le lecteur ce fut l’occasion de prendre en main un nouveau journal avec une nouvelle maquette. Mais pour les salariés de LA VOIX DU NORD, il s’agissait de la concrétisation de semaines de réflexion, de travail et d’efforts. Mentionnons toutefois que c’est l’ensemble des équipes de toutes les familles de l’entreprise qui s’est mobilisé sur ce projet. Ce qui permit à certains d’affirmer que ce projet fut fédérateur.

Quoiqu’il en soit, cette occasion a démontré que l’envie existe encore, et que l’entreprise détient toujours de vrais talents. Je formulerai le vœu qu’en  2007, l’opportunité soit donnée à chacun de s’exprimer à nouveau mais cette fois sur la durée. Même s’il apparaît vraisemblable que la nouvelle économie de la presse écrite régionale ne fait pas bon ménage avec la  prise de risques et les relances.

Quoiqu’il en soit nous jugerons des effets de la nouvelle formule de LA VOIX DU NORD sur les ventes dans quelques semaines lorsqu’il s’agira de souffler la 1er bougie du lancement. Pour notre part nous considérons qu’il ne s’agit que d’une étape - importante certes, nécessaire sans aucun doute – mais qui ne donnera sa pleine mesure lorsque nous serons en capacité d’offrir aux lecteurs et aux annonceurs le tout quadri.

Ce nouveau rendez-vous est attendu, il est déjà fixé. Ce sera fin 2008 avec l’arrivée des nouvelles rotatives. Pour le public, la prise en main aura lieu un peu plus tard.

 

En 2006, un autre événement mérite d’être abordé ici.

 

Ce n’est qu’à la rentrée de septembre que les salariés prirent connaissance peu à peu du P.M.S. et  plus largement du P.S.E. que l’entreprise a décidé de mettre en œuvre. Ils purent alors mesurer l’ampleur du projet et jauger les réorganisations escomptées : principalement pour les années 2007, 2008 et 2009. Il n’est pas vain de souligner qu’à ce moment la morosité pour ne pas dire plus, traversa une bonne partie de l’entreprise. Ce fut notamment le cas du personnel d’agences.

Néanmoins, dans les états major syndicaux, chacun mesurait depuis longtemps l’ampleur, les difficultés qu’il faudrait traverser, surmonter pour mettre en œuvre un tel plan.

Moderniser l’entreprise, préserver l’emploi en même temps que l’enveloppe de tous, voilà la difficile alchimie qu’il nous fallait à tous - salariés comme direction - réussir.

A la mi décembre 2006, une partie du chemin a été accomplie. Mais la route est encore sinueuse, et il nous faudra réussir la négociation pour la partie industrielle du site de la Pilaterie. Et les enjeux sont très importants.

Le Comité d’Entreprise a bien sûr été consulté comme le prévoient les textes, lorsqu’il s’agit d’engager un plan social. C’est ainsi que mi-décembre un avis favorable a été voté, à l’unanimité  des présents, pour ce qui concerne le Livre III du Code du Travail.

Si la négociation est dévolue aux partenaires sociaux, il convient de souligner le rôle actif tenu par le Comité d’Entreprise. En effet son avis fut subordonné à la satisfaction d’une demande d’engagement fort réclamé à la direction de l’entreprise. C’est ainsi que la direction générale s’est engagée à ce qu’il n’y ait aucun licenciement contraint.

A chaque occasion qui leur fut donnée, les élus et représentants syndicaux au Comité d’Entreprise n’ont eu de cesse de répéter qu’il fallait redonner un espoir professionnel à tous ceux qui restent. Les moyens existent au travers de la formation continue, mais il faudra sans aucun doute en accroître les enveloppes budgétaires.

Réussir la négociation se sera aussi faire en sorte que la communauté des salariés Voix du Nord puisse garder son pouvoir d’achat et surtout garder un emploi durable.

 

Au nom du Comité d’Entreprise, il convient d’affirmer que nous voulons réussir la modernisation de l’entreprise. Mais nous devons rappeler  que nous avons la volonté de donner l’envie aux salariés de continuer - comme nos anciens le disaient : « le cœur content ». Il nous faut pour cela construire au travers de ces changements un modèle social ambitieux.

 

 

Je ne manquerai pas l’occasion qui m’est donnée de souligner que c’est en 1956 que fut créé le Comité d’Entreprise de La Voix du Nord. C’est donc en 2006 que notre institution a fêté ses 50 ans.

 

A cet égard, il peut-être intéressant de faire un peu d’histoire. En effet, l’année 2006 est aussi une date importante puisque la Loi du 16 mai 1946 institua les Comités d’Entreprise en France et en fixa les modalités de fonctionnement. La Loi de 1946 succéda d’ailleurs à l’ordonnance de 1945 et en modifia très sensiblement le contenu. Puisque les seuils sociaux pour la création des C.E. sont passés de 100 à 50 salariés. Si l’ordonnance de 45 stipulait que les C.E. devaient être informés sur la gestion et la marche générale de l’entreprise, pour la Loi de 46 : les C.E. doivent être consultés sur les questions d’ordre économique. La Loi de 46 stipule aussi que des membres du C.E. doivent assister aux séances du Conseil d’Administration des sociétés. Elle stipule que l’expert comptable a droit aux mêmes documents que les actionnaires et peut consulter les livres comptables. La Loi fixe aussi le principe de la gestion ouvrière des œuvres sociales.

Mais l’évolution des prérogatives du C.E. n’est pas linéaire. C’est ainsi qu’en 1952 une revue du droit social écrit : « actuellement les articles de lois concernant le rôle économique des C.E. doivent être considérés comme pratiquement tombés en désuétude. En effet dans la grosse majorité des cas les C.E. ne sont pas consultés avant la prise de décision et la plupart du temps ils sont informés après coup…. ».

Ainsi l’assistance de l’expert comptable est très restrictive. Les droits des experts sont en général limités aux livres concernant l’exercice dont les comptes sont communiqués au C.E. et ne peuvent pas porter sur ceux des exercices antérieurs ni sur l’exercice en cours.

Puis l’ordonnance de 1967 créa un régime obligatoire - par voix d’accord - de répartition des bénéfices au profit des salariés. La Loi de 1971 obligea l’employeur à faire délibérer le C.E. sur la formation professionnelle. Ces points sont d’autant plus importants que la Loi prévoit des sanctions. Ces dispositions incitèrent grand nombre d’entreprises qui ne possédaient pas de C.E. à en créer.

En conclusion chacun voit bien que le rôle du C.E. n’est pas unique. En fonction de l’époque et de l’actualité, il peut être un outil d’intégration ou un outil de contestation. C’est selon.

Il appartient donc aux élus de le faire vivre.

A ce propos, il convient de saluer la présence dans cette salle de tous les secrétaires du Comité d’Entreprise de LA VOIX DU NORD depuis sa création. Qu’ils soient remerciés pour avoir fait vivre cette institution.

Et ce discours s’achèvera sur le souhait unanime des élus et représentants syndicaux au Comité d’Entreprise de cette mandature à savoir que dans cinquante ans nos successeurs puissent fêter le centième anniversaire du Comité d’Entreprise de LA VOIX DU NORD.

 

Bonne et heureuse année 2007 à toutes et à tous. 

 

 

Publié dans Tous collèges

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