Un accord de classification qui ne règle pas tout

Publié le par CGT Voix du Nord



Le 20 mars 2008

Le dossier que nous avons monté et que vous avez toutes et tous reçu début décembre a incité la Direction à revoir sa copie et a permis la réouverture des négociations.

Nous n’avons pas obtenu tout ce que nous voulions.

- La non prise en compte de notre revendication sur les revenus minimums à l’embauche constitue le point négatif de l’accord. La Direction est restée intransigeante.
Jeudi 13 mars, nous avons rencontré Jacques HARDOIN pour tenter une ultime démarche. Rien n’y a fait ! Les minima constituent un point de blocage pour la direction. Il n’est pas question pou elle d’aller plus loin que  l’accord de branche.

Alors signer ou ne pas signer ?

La facilité consisterait à ne pas le faire, et ainsi de laisser perdurer un système opaque, pratiqué sans contrainte par la Direction.
Ce n’est pas la voie que nous prendrons !
Parce qu’un accord s’apprécie dans sa globalité et que celui-ci offre d’autres possibilités d’évolution et par respect pour les employés qui ont besoin de perspectives d’avenir, nous allons signer cet accord, même s’il n’est pas parfait !

Au chapitre des points positifs
 
- Certes le système de progression de carrière retenu n’est pas celui que nous avions proposé mais celui qui figure dans l’accord est aussi satisfaisant. Un long paragraphe y est consacré. Le texte, largement amendé par nos soins, permet ainsi à chacun d’avoir une vision claire des possibilités d’évolution de carrière.
Chaque employé peut désormais se dire qu’il lui est encore possible de progresser, dans son poste ou dans d’autres, quelles que soient sa rémunération et son ancienneté.

- L’accord ne prévoit pas d’automaticité des progressions. Mais, la commission d’évaluation, dont feront partie les délégués syndicaux (hors journalistes) et les délégués du personnel titulaires de la catégorie, aura un rôle très important de contrôle. La commission veillera à la vérification des possibilités de promotion et à leur application. Elle pourra proposer de nouvelles évaluations ou réévaluations des postes.

- Par ailleurs l’accord systématise l’attribution du demi mois versé au mois de mai, ainsi il n’est plus lié à la situation économique de l’entreprise.

Tout le travail que nous avons effectué, nous l’avons fait avec conviction, en toute transparence et sans prétendre avoir raison sur tout. Jusqu’au bout du bout, nous avons fait améliorer le texte.
La CFDT, malgré son absence à la première réunion (vacances), a été constructive en faisant quelques propositions. Elle a laissé entendre qu’elle pourrait signer l’accord.
FO, a donné l’impression de vouloir avancer lors de la première réunion par l’intermédiaire du représentant des cadres. Changement d’attitude au cours de la deuxième réunion, mutisme de la représentante des employés, qui s’est contentée de dire qu’elle ne signerait pas l’accord, sans pour cela s’expliquer. Merci la transparence !

Une nouvelle fois nous avons été moteurs dans ces négociations. Nous aurions souhaité mieux, mais cet accord, certes imparfait, n’est pas une fin en soi.
Il ne met pas un terme à la classification des employés, si un chapitre se ferme, d’autres pourront s’ouvrir. Il appartiendra aux employés de saisir les organisations syndicales, particulièrement la nôtre, via la commission d’évaluation, en vue de faire vivre cet accord et de l’améliorer. Vous pouvez compter sur nous pour y veiller. 

Conformément à la loi, cet accord va être soumis à l’avis du Comité d’entreprise le 25 mars prochain, puis à la signature des délégués syndicaux. Dès lors nous vous transmettrons le texte définitif, vous pourrez ainsi constater le travail accompli.

Vos représentants de la CGT Métropole Nord.
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